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Jour 3

Vendredi 28 septembre

08h30 - 09h00
Accueil
Un accueil-café vous sera proposé à partir de 8h30.
Lieu : Espace François Mitterrand - 2 Rue Marius Baboulaz - 73800 Montmélian - Plans et accès
09h00 - 12h00
Conférence plénière

3 tables rondes pour débattre d'une thématique d'actualité

09h00 - 12h00
Foire aux solutions (OFF)

Echangez avec des porteurs de solutions concrètes dans une ambiance conviviale
Consultez le programme OFF des Rencontres

Dès 11h30
Distribution des paniers repas
Dans le cadre de la démarche Zéro Déchets, nous vous proposons de vous munir d'un sac pour emporter votre repas

Inscription gratuite pour les habitants du territoire par email  : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

CONFÉRENCE PLÉNIÈRE DE CLÔTURE

La conférence plénière de clôture sera articulée autour de trois tables rondes.

Solidarités : faire converger les solutions

Atteindre l’autonomie énergétique, cela ne peut se faire seul. Premier promoteur de cette notion, Le Mené est aussi l’initiateur du réseau TEPOS et le premier organisateur des Rencontres nationales : son idée toujours vivante était de partager son expérience et de créer des liens avec le plus grand nombre pour avancer ensemble. C’est dire combien depuis l’origine, les valeurs d'autonomie et de solidarités sont combinées dans les territoires à énergie positive.

Partout sur le territoire, les ménages les plus précaires occupent les logements les moins performants et disposent d’équipements vétustes et énergivores. On estime à 12 millions le nombre de personnes en précarité énergétique, soit un ménage sur cinq. L’augmentation du coût des énergies, l’urgence liée au changement climatique et la qualité souvent médiocre du parc de logements existants sont autant d’éléments qui doivent inciter tous les acteurs à faire de la lutte contre la précarité énergétique une cause nationale.

Les changements climatiques ont un impact négatif particulièrement important sur la vie des populations des pays en développement qui dépendent de l’agriculture, de l’eau des moussons ou qui habitent à moins de 50 mètres des zones côtières. Le réchauffement climatique constitue un accélérateur des inégalités et des vulnérabilités existantes qui frappent les populations les plus fragiles : les pays qui y contribuent le moins sont les plus impactés par ses conséquences.

Alors que se profilent de grandes mutations dans le secteur de l’énergie (notamment fermeture d’importants sites de production), la perspective d’une reconversion industrielle, qui désigne le remplacement de l’activité industrielle disparue par une autre activité (industrielle ou non), est souvent évoquée comme solution providentielle. En réalité, c’est plutôt vers un redéveloppement territorial, consistant en une transformation totale du système spatial, qu’il faut aller. Il s’agit en effet de travailler sur les mutations économiques, mais aussi sur le devenir des populations qui participent à ce système tant en termes sociaux (emplois notamment) qu’en termes culturels et donc d’identité locale et de représentation du territoire.

Comment agir avec équité et solidarité face aux changements climatiques, à l’augmentation du coût des énergies et aux mutations économiques à venir ? Comment faire système pour faire converger les solutions et envisager un développement équilibré pour tous et en tout lieu ?

Avec les interventions de :

  • Marie-Noëlle REBOULET,
    Présidente du GERES
  • Sandrine BURESI,
    Directrice du GEFOSAT, Co-présidente du CLER
  • Jean-François CARON,
    Maire de Loos-en-Gohelle

Décentralisation : vers une libération de l’initiative locale

La réussite de la transition énergétique dépend d’abord de l’initiative locale. La dynamique des territoires à énergie positive, depuis l’initiative émergente des collectivités et acteurs locaux rassemblés au sein du réseau TEPOS dès 2011 jusqu’à l’inscription du concept dans la loi et l’appel à projets TEPCV du ministère et en passant par les programmes d’accompagnement régionaux, a imposé progressivement ce constat.

Ces dernières années, le contexte a évolué plutôt favorablement pour les territoires – en dépit des effets de stop and go regrettables toujours à l’œuvre. Cependant, en matière de politique énergétique, l’essentiel des leviers reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole. Pourtant, sur le terrain, tout démontre que l’approche technique et centralisée a atteint ses limites : les infrastructures de production d’énergies renouvelables peinent à se mettre en place, les rénovations énergétiques ambitieuses sont rares et le véhicule individuel, avec moins de deux personnes à bord, reste le mode de déplacement dominant.

Il est possible aujourd’hui d’aller vers un système énergétique décentralisé compétitif, cohérent et créateur de richesses. Les incitations venues d’en haut seront sans effet tant que les bénéfices locaux de la transition ne seront pas supérieurs à ceux de l’inaction. La création de richesse varie considérablement en fonction de l’association des territoires et de ses habitants (ou non) aux projets locaux. Par ailleurs, comme la transition énergétique est un projet de société qui touche à nos modes de vie, à nos comportements, à nos valeurs, il ne sera pas possible de construire une autre façon de vivre au niveau local, sans un dialogue et une coopération renforcés par une plus forte légitimation des collectivités locales.

Comment faire évoluer la gouvernance du système énergétique vers davantage de décentralisation et de démocratie locale ? Quels sont les moyens dont les collectivités peuvent être dotées pour remplir leurs responsabilités et activer leurs écosystèmes d’acteurs locaux ? Une nouvelle loi d’orientation pour la décentralisation de la politique énergétique est-elle nécessaire, et quels en seraient les contenus ?

Avec les interventions de :

  • Jean-François CARON,
    Maire de Loos-en-Gohelle
  • Marc JEDLICZKA,
    Directeur général d'HESPUL, Vice-président du CLER
  • Patrick SAULTIER,
    Gérant d'Ile de Sein Energies

Alimentation : moteur des transitions ?

Notre alimentation, de la fourche à la fourchette ou du champ à l’assiette, représente un quart de nos consommations d’énergie et un tiers de nos émissions de gaz à effet de serre, soit à peu près autant que le bâtiment ou les transports. La transition énergétique ne se fera donc pas sans une transition alimentaire, susceptible de tirer par la demande une transition agricole.

Consommer des produits de saison, frais, locaux et biologiques, tel est le credo de ceux qui souhaitent – et peuvent – se nourrir sainement dans le respect des agriculteurs et de l’environnement. Pour relever de nombreux défis interdépendants en lien avec l’agriculture et l’usage des sols à échéance de 2050, la consommation de viande et de produits laitiers devra par ailleurs baisser de manière significative. Déjà, nos habitudes alimentaires évoluent. Effet prix, prise en compte de l’impact sur notre santé ou l’environnement, préoccupations éthiques (souffrance animale)…: les raisons du changement sont variées.

Par leur caractère plus tangible pour les citoyens, les pratiques alimentaires sont certainement le lieu idéal des premières actions concrètes de transition pour tout un chacun mais aussi le lieu de beaucoup de résistances au changement. Au-delà des pratiques individuelles et des actions des « consom’acteurs », l’enjeu est d'imaginer et mettre en oeuvre, en lien avec tous les acteurs, des solutions collectives pour faciliter un changement progressif d’alimentation pour le plus grand nombre.

Quel sera le contenu d’une assiette compatible avec les enjeux énergétiques et climatiques en 2050 ? Vers quelles évolutions en matière de production conduira-t-elle ? Quelles initiatives concrètes sur la chaine alimentaire nous mettent d’ores et déjà sur la bonne voie ? Comment accompagner les changements de comportement aux échelles individuelle et collective ?

Avec les interventions de :

  • Christine VIRON,
    Cofondatrice et Directrice de SCIC La Bio d'Ici
  • Madeleine CHARRU,
    Directrice de Solagro, Vice-présidente du CLER
  • Stéphane LA BRANCHE,
    Sociologue indépendant climat-air-énergie, chercheur enseignant associé au Pacte et Sciences Po Grenoble


En fin de conférence, la Communauté de communes Cœur de Savoie passera le témoin à l'organisateur des Rencontres 2019.

L'animation de la plénière sera assurée par Yannick RÉGNIER, Responsable de projets au CLER - Réseau pour la transition énergétique, et animateur du réseau TEPOS.

Foire aux solutions

En parallèle de la conférence plénière, une « foire aux solutions » mettra en valeur des initiatives concrètes, dans une ambiance conviviale, afin de permettre un échange simple et direct avec les porteurs de solutions.

Un programme détaillé sera établi dans les prochaines semaines et communiqué sur ce site Web. Aucune inscription spécifique n’est nécessaire, la « foire aux solutions » sera ouverte à tous les participants des Rencontres.